- 🏝️ Où · anse de Grand Cul-de-Sac, Saint-Barthélemy, sur une péninsule privée de 7 hectares entre la baie de Marigot et le lagon
- 🤝 L’opération · Stéphane Courbit (LOV Group) rachète Le Guanahani et l’intègre à sa collection Airelles, montant non communiqué
- 🗓️ Calendrier · fin de la gestion Rosewood le 1er octobre 2026, réouverture sous le nom Airelles Le Guanahani le 1er novembre
- 🛏️ Clés · 66 chambres, suites et villas en cottages créoles, le plus grand hôtel de l’île
- 📜 Histoire · ouvert en 1986, dévasté par l’ouragan Irma en 2017, reconstruit et rouvert fin 2021 sous Rosewood
- 🌍 Pour Airelles · première adresse dans les Caraïbes, après Courchevel, Val d’Isère, Gordes, Saint-Tropez, Versailles et Venise
Le plus grand hôtel de Saint-Barthélemy change de mains. Stéphane Courbit rachète Le Guanahani et le fait entrer dans sa collection Airelles, qui rouvrira l’adresse le 1er novembre 2026, un mois après le départ de Rosewood. C’est la première implantation de la marque française dans les Caraïbes, et son premier resort de plage.

Sommaire
Une péninsule de sept hectares, deux plages
Le Guanahani occupe une situation que personne d’autre n’a sur l’île : une péninsule privée de sept hectares, bordée par la baie de Marigot d’un côté et par le lagon du Grand Cul-de-Sac de l’autre. Deux plages, l’une exposée aux vagues, l’autre protégée par la barrière de corail, et 66 chambres, suites et villas réparties dans des cottages créoles aux volets pastel, disséminés dans un jardin tropical.
Ouvert en 1986, l’hôtel a longtemps été l’adresse familiale de Saint-Barth, face aux micro-palaces plus mondains de Saint-Jean et de la baie des Flamands. L’ouragan Irma, en septembre 2017, l’a rasé ; il est resté fermé quatre ans, le temps d’une reconstruction complète, et a rouvert fin 2021 sous la bannière Rosewood, avec le Beach House, le Bar Mélangé et le spa Sense.
Rosewood part le 1er octobre
Le contrat de gestion de Rosewood comportait une clause de sortie en 2026, et le décès du propriétaire, l’investisseur américain David Bonderman, a précipité la vente : ses héritiers ne souhaitaient pas conserver l’hôtel. Rosewood quitte la propriété le 1er octobre, Airelles rouvre le 1er novembre, à temps pour la haute saison caribéenne qui démarre à Thanksgiving.
Quatre semaines de battement, c’est le signe qu’aucun chantier lourd n’est prévu à court terme : l’hôtel a été entièrement reconstruit il y a cinq ans. Le travail portera sur le service, la table et les expériences, la signature Airelles, plutôt que sur les murs. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.
| Ouverture | 1986 |
| Superficie | 7 hectares, sur une péninsule privée |
| Clés | 66 chambres, suites et villas |
| Fermeture après Irma | septembre 2017 à fin 2021 |
| Fin de la gestion Rosewood | 1er octobre 2026 |
| Réouverture Airelles Le Guanahani | 1er novembre 2026 |
| Hôtels Airelles après l’opération | une dizaine |
Airelles, de Courchevel à Saint-Barth
Stéphane Courbit a bâti Airelles à partir des Airelles de Courchevel, rachetées en 2007. La collection compte aujourd’hui Mademoiselle à Val d’Isère, La Bastide de Gordes, le Château de la Messardière à Saint-Tropez, Le Grand Contrôle dans le domaine de Versailles et, depuis cette année, le Palladio à Venise, sa première adresse hors de France. Tous partagent un modèle : des maisons de caractère, un service à la française poussé à l’extrême, majordomes, tables signées, activités incluses pour les familles.
Saint-Barth ouvre un chapitre nouveau. C’est le premier hôtel de plage de la collection, et son premier hors d’Europe. La marque y trouve ce qui lui manquait : une destination d’hiver au soleil pour sa clientèle des Alpes, dont une large part est américaine et fréquente déjà l’île. Anne-Laure Ollagnon, directrice générale d’Airelles, hérite d’un hôtel en ordre de marche, avec ses équipes.

Face au Cheval Blanc et à l’Eden Rock
Saint-Barth est un marché de micro-palaces : le Cheval Blanc St-Barth Isle de France de LVMH, l’Eden Rock d’Oetker Collection, Le Sereno, Le Toiny, et depuis peu le Fouquet’s qui a remplacé le Carl Gustaf. Le Guanahani est le seul à offrir la taille d’un vrai resort, avec deux plages, un spa complet et des infrastructures pour les enfants. C’est précisément ce que la clientèle familiale d’Airelles attend.
La question qui occupe les habitués est celle du style. Airelles fait du grand décor, des tables multiples et de la théâtralité ; le Guanahani version Rosewood cultivait une élégance discrète et une seule table. La presse américaine spécialisée s’est déjà inquiétée d’un possible décalage. Réponse le 1er novembre, quand les premiers hôtes découvriront ce que la maison a changé en quatre semaines.
Notre regard
Après Venise, Saint-Barth : Airelles sort de France deux fois en une année, et change de registre à chaque fois. Le rachat du Guanahani est moins un pari immobilier qu’un pari de marque : prouver que le service Airelles peut s’exporter sous les tropiques, hors des châteaux et des chalets qui ont fait sa réputation. L’hôtel a l’emplacement, la taille et l’histoire ; la collection apporte une clientèle fidèle et une réputation de générosité.
Le risque est connu et il porte un nom : Irma. Posséder les murs d’un resort de plage aux Antilles, c’est accepter le cycle des ouragans, ce que Rosewood, simple gestionnaire, n’assumait pas. Stéphane Courbit le sait, lui qui a attendu ce dossier depuis 2019. À Saint-Barth, la saison commence dans six semaines.
Informations pratiques
- Le Guanahani, Anse de Grand Cul-de-Sac, 97133 Saint-Barthélemy
- Réouverture sous le nom Airelles Le Guanahani le 1er novembre 2026 · airelles.com
- Accès : vol depuis Saint-Martin (Grand Case ou Juliana), ou traversée en bateau depuis Saint-Martin
Crédit photo Rosewood Le Guanahani St. Barth














