- Le projet : le resort ZEST, cinq étoiles, à Cap Negret sur la commune de Sant Antoni de Portmany, côte ouest d’Ibiza
- L’ouverture : avril 2027, après un report d’un an
- La capacité : 330 clés sur deux niveaux seulement, plus six villas de trois à cinq chambres
- L’investissement : plus de 200 millions d’euros, portés par le Néerlandais Bas Rasker
- La signature : une collaboration quotidienne avec Tomorrowland et un pool club de 6 000 m²
Une reconstruction intégrale à la place du Stella Maris
C’est sur une colline dominant la baie de Sant Antoni, au lieu-dit Cap Negret, que s’élève le futur ZEST. Le site n’était pas vierge : il accueillait le Stella Maris, complexe familial d’environ trois cents chambres qui a marqué des décennies de tourisme à Ibiza. Prévu pour 2026, le projet a été repoussé à avril 2027 après la découverte de faiblesses structurelles dans le béton des fondations d’origine.
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Plutôt qu’une consolidation, l’investisseur néerlandais Bas Rasker a choisi de démolir l’intégralité des bâtiments existants pour repartir d’un ensemble neuf, en assumant les coûts des douze mois de retard. Membre du Quote 500 et fondateur d’Axivate, il a structuré une équipe de direction autonome d’une quinzaine de personnes pour piloter le chantier tout en gardant la main sur les arbitrages stratégiques.

Trois cent trente clés sur deux niveaux, et six villas
Le parti pris architectural surprend pour un ensemble de cette taille : les 330 clés se répartissent sur deux niveaux seulement, les chambres de plain-pied ouvrant sur un jardin, les penthouses occupant l’étage. La palette est organique, tons neutres et matériaux naturels, dans la lignée de ce que la côte ouest de l’île produit depuis quelques saisons.
La gamme court de la chambre double avec jardin privatif à la suite deluxe avec jardin et piscine, en passant par les junior suites à rooftop privé donnant sur la mer. S’y ajoutent six villas indépendantes, baptisées Agate, Coral, Cyprium, Lazuli, Sapphire et Totum, de trois à cinq chambres, pouvant accueillir de six à dix personnes.

Tomorrowland aux platines, cinq tables à la carte
C’est la signature la plus inattendue du projet. Le resort a noué une collaboration quotidienne avec Tomorrowland, la marque belge de musique électronique, qui assurera une programmation musicale et des expériences dédiées au sein de l’établissement. Sur une île où la nuit structure l’économie hôtelière, associer un cinq étoiles familial à cette signature est un pari lisible.
Côté tables, cinq adresses sont annoncées : Tala Nur pour le petit-déjeuner, Bacuda en service continu, Ocio pour une cuisine méditerranéenne élevée, un Lobby Bar, et Madunia au dîner. Cette dernière n’a pas attendu l’ouverture du resort : encastrée dans la roche de Cap Negret, cette table en plein air qui privilégie les produits insulaires et la cuisson à la flamme fonctionne déjà depuis deux ans, et sert de vitrine au positionnement du domaine.

Un pool club de 6 000 m², un spa et un club canin
L’inventaire des équipements dit l’ambition. Le pool club couvre 6 000 mètres carrés, complété par un spa, une salle de sport, un club enfants et des espaces de séminaire. Un restaurant en rooftop offrira une vue panoramique sur l’île.
Une prestation sort du lot et mérite d’être signalée, tant elle reste rare dans l’hôtellerie de luxe méditerranéenne : l’établissement prévoit un club canin, un espace dédié aux chiens des clients. Sur un marché où la question des animaux se règle le plus souvent par un supplément et une liste de contraintes, la proposition tranche.

Ce que ce projet dit de la côte ouest d’Ibiza
Sant Antoni traîne depuis vingt ans une réputation de tourisme de masse dont la commune cherche à sortir. La substitution d’un complexe familial de trois cents chambres par un cinq étoiles adossé à un investissement de plus de deux cents millions d’euros illustre ce basculement mieux que n’importe quel plan municipal.
La côte ouest, longtemps considérée comme l’envers de l’île chic, devient l’épicentre de la montée en gamme baléare, à la faveur de ses couchers de soleil et d’un foncier encore disponible. Le calendrier reste toutefois à confirmer : le projet a déjà glissé une fois, et l’ouverture d’avril 2027 devra composer avec la saisonnalité insulaire.






