- Four Seasons Yachts commande un troisième navire auprès du chantier italien Fincantieri : contrat signé par Marc-Henry Cruise Holdings, copropriétaire-opérateur de la flotte.
- Navire jumeau des deux premiers : 207 mètres, environ 34 000 tonneaux, concept 100 % suites avec terrasses · construction à Ancône, livraison en 2031.
- Valeur non divulguée mais qualifiée de « large » par Fincantieri, soit entre 500 millions et 1 milliard d’euros.
- La flotte prend forme : Four Seasons I en service depuis février 2026 (95 suites), Four Seasons II attendu début 2028 (79 suites).
Quelques mois après les premières croisières du Four Seasons I en Méditerranée, Four Seasons Yachts confirme la commande d’un troisième navire ultra-luxe auprès de Fincantieri. Le contrat, signé par Marc-Henry Cruise Holdings, copropriétaire et opérateur de la flotte aux côtés de Four Seasons, prévoit une livraison en 2031 depuis le chantier d’Ancône. Le signal est clair : l’hôtellerie de palace se construit désormais aussi en mer.
Un troisième navire jumeau, signé Fincantieri
Le futur Four Seasons III reprendra le gabarit de ses aînés : 207 mètres de long pour environ 34 000 tonneaux de jauge brute, et le même parti pris résidentiel tout-suites, avec terrasses et espaces extérieurs généreux. Si le montant exact du contrat n’a pas été dévoilé, Fincantieri le classe dans sa catégorie « large », une fourchette comprise entre 500 millions et 1 milliard d’euros. La construction sera menée à Ancône, où le chantier italien assemble déjà les deux premiers navires de la série.
Quatre ans, trois navires : la flotte prend forme
Le premier navire, Four Seasons I, navigue depuis février 2026 : 95 suites, 11 restaurants et bars, un spa complet et une marina déployable au ras de l’eau. C’est aussi une vitrine technologique : « Le Four Seasons I est le premier Navis Sapiens : un navire doté d’une intelligence numérique capable d’évoluer dans le temps », revendique Pierroberto Folgiero, CEO de Fincantieri. Le Four Seasons II suivra début 2028 avec 79 suites plus spacieuses, dont des suites résidentielles de deux à quatre chambres avec piscines privées. Avec cette troisième commande, l’investissement cumulé de la flotte dépasse les 2 milliards d’euros en quatre ans, depuis la commande initiale de juillet 2022.

L’expérience palace transposée en mer
L’offre repose sur une promesse simple : retrouver au large ce qui fait la réputation des adresses terrestres de la marque. Suites avec terrasses privatives, ratio personnel-passagers parmi les plus élevés du secteur, gastronomie d’exception et spa : chaque navire est pensé comme un palace flottant à l’ambiance de club privé, capable d’accoster dans des ports inaccessibles aux grands paquebots. Une alternative structurée à la location de yacht privé, avec la garantie de service d’une enseigne mondiale.
L’hôtellerie de luxe à l’assaut des océans
Four Seasons n’est pas seul sur ce créneau. Ritz-Carlton a ouvert la voie avec sa Yacht Collection, Accor arme l’Orient Express Corinthian, Aman prépare l’Amangati : toutes les grandes maisons convergent vers la haute mer. La logique est double : fidéliser une clientèle d’élite déjà acquise aux standards de la marque, et structurer un marché du yachting longtemps dominé par la location sans enseigne. Les itinéraires intimistes, loin des routes des méga-paquebots, répondent à une demande de rareté que l’hôtellerie terrestre ne peut plus combler seule.
Notre regard
Commander un troisième navire quelques mois seulement après l’entrée en service du premier, c’est un pari assumé sur la solidité de la demande ultra-luxe ; c’est surtout la preuve que le modèle économique du palace flottant fonctionne. En sécurisant dès aujourd’hui un créneau de production chez Fincantieri pour 2031, Four Seasons vérouille sa croissance sur un segment où les places sont rares et les délais de construction se comptent en années. La bataille des yacht-hôtels ne fait que commencer, et elle se jouera autant sur les carnets de commandes des chantiers navals que sur l’expérience à bord.





