Pendant que les Bleus visent le dernier carré depuis leur Four Seasons de Boston, leurs rivaux ont eux aussi posé leurs valises · et leurs choix d’hôtels en disent long sur leur philosophie. À l’heure des huitièmes de finale du Mondial 2026, le camp de base est devenu une affaire d’État, entre palaces privatisés, pelouses reconstituées et options monacales. Tour d’horizon de ces quartiers généraux 5 étoiles (ou pas).
Mondial 2026 : le grand écart des camps de base des rivaux des Bleus
Le Portugal de Ronaldo, version palace en bord d’océan
Le Portugal de Cristiano Ronaldo séjournerait au Four Seasons Resort Palm Beach, un cinq étoiles posé au bord de l’Atlantique en Floride · plage privée, trois piscines dont une intérieure, table dirigée par un chef étoilé. La présence du quintuple Ballon d’Or n’a pas été confirmée officiellement par l’hôtel, mais des supporters se sont massés devant l’établissement pour tenter de l’apercevoir. Pour s’entraîner, la sélection a investi le Gardens North County District Park, un complexe de plus de 80 hectares et dix terrains aux normes FIFA · le même qui avait accueilli le Real Madrid lors de la dernière Coupe du Monde des clubs.
Le Brésil, un hôtel entier privatisé dans le New Jersey
La Seleção a, elle, privatisé l’intégralité du Ridge Hotel, à Basking Ridge, une commune résidentielle huppée du New Jersey choisie pour son intimité, son confort et sa proximité avec le MetLife Stadium, théâtre de la finale. Son camp d’entraînement, à Morris Township, frôle les 80 hectares et compte huit terrains · dont un qui reproduit à l’identique la pelouse du stade de la finale. S’y ajoutent un laboratoire de récupération avec piscines de physiothérapie et bains de contraste, et même une machine à glace protéinée. Rien n’est laissé au hasard.

L’Angleterre et l’Espagne misent sur la sobriété
À l’opposé du faste, l’Angleterre, l’une des toutes premières nations mondiales, a choisi l’austérité : The Inn at Meadowbrook à Kansas City et entraînement au Swope Soccer Centre. L’Espagne, elle, s’est installée à Chattanooga, dans le Tennessee, à l’Embassy Suites du centre-ville · façade pavoisée aux couleurs nationales · avec un camp d’entraînement aménagé dans une école privée au bord de la rivière. Preuve que l’engouement ne faiblit pas : 8,6 millions de personnes ont suivi l’arrivée de la Roja.
Allemagne et Argentine, la discrétion grand luxe
L’Allemagne a jeté son dévolu sur le Graylyn Estate, une demeure historique transformée en boutique-hôtel de luxe à Winston-Salem, en Caroline du Nord, avec entraînement sur le campus de Wake Forest. L’Argentine, championne en titre, logerait quant à elle à l’Origin Hotel selon la presse de Kansas City, un établissement de bord de rivière · les sources locales et internationales divergeant encore sur son adresse exacte.
Quand le confort hôtelier devient une arme tactique
Au-delà du standing, ces choix racontent une bascule : l’hôtellerie est devenue un outil de performance, jusqu’à recréer la pelouse de la finale dans un camp d’entraînement. Côté tarifs, la flambée annoncée a été réelle mais inégale : à New York, l’occupation a atteint 90 % et le prix moyen près de 460 dollars la nuit lors de France-Sénégal, et les tarifs avaient bondi de 80 % après le tirage au sort · mais huit villes hôtes américaines sur dix affichent finalement des prix sous les prévisions, la demande n’ayant pas suivi partout.
Du Four Seasons de Ronaldo à l’auberge des Anglais, le Mondial 2026 confirme une chose : à ce niveau, choisir son hôtel, c’est déjà préparer la finale. Reste à savoir lequel de ces quartiers généraux abritera les champions, le 19 juillet à MetLife.
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