L’essentiel
- Le train-hôtel : La Dolce Vita Orient Express, le nouveau train de luxe italien signé Orient Express (Accor) et Arsenale Group.
- L’esprit : un hommage à la « dolce vita » des années 1960, design intérieur confié au studio milanais Dimorestudio.
- À bord : 6 rames, 31 cabines et suites (dont une suite signature La Dolce Vita), un restaurant, un wagon-bar et un salon.
- La table : des menus signés par le chef trois étoiles Heinz Beck, au fil des régions traversées.
- Le départ : Rome, vers huit régions italiennes et au-delà, à partir de l’été 2026, dès 2 720 €.
Il y a des voyages qui se savourent autant qu’ils se parcourent. Avec La Dolce Vita Orient Express, le train-hôtel de luxe renoue avec son âge d’or : celui des banquettes de velours, des dîners qui s’éternisent et des paysages qui défilent comme un film. Après des années d’attente, ce nouveau venu sur les rails italiens entame ses premiers départs en 2026 — et il pourrait bien devenir l’expérience la plus convoitée du « slow luxury » européen. La Revue des Hôtels est montée à bord (par la pensée) pour vous dévoiler ce qui se cache derrière ce nom évocateur.

Un hommage roulant à l’Italie des années 1960
Le nom n’a rien d’anodin. La Dolce Vita ravive cette période de ferveur glamour et artistique qui, dans l’Italie des années 1960, célébrait l’art de vivre, l’élégance et l’insouciance. Tout, à bord, raconte cette époque : les lignes courbes, les matières nobles, les jeux de couleurs et de lumière. Fruit d’un partenariat entre Orient Express (groupe Accor) et l’investisseur italien Arsenale Group, le projet ne se contente pas de ressusciter un mythe ferroviaire : il le réinvente pour le voyageur d’aujourd’hui.
La conception intérieure a été confiée à Dimorestudio, le studio milanais d’Emiliano Salci et Britt Moran, réputé pour son sens théâtral du décor. Les rames puisent leur inspiration chez les maîtres du design italien — Carlo Scarpa, Gio Ponti, Ignazio Gardella — et chez les grands artistes du spatialisme comme Lucio Fontana ou Agostino Bonalumi. Le résultat : un écrin mobile où chaque détail, de la marqueterie aux luminaires, compose une scénographie d’exception.

Cabines, suites et salon : l’art de vivre à bord d’un train-hôtel
Le train-hôtel déploie ses fastes sur six rames pouvant accueillir une clientèle volontairement restreinte. On y compte 12 cabines de luxe, 18 suites et une suite signature La Dolce Vita, chacune dotée de sa salle de bains privée et d’un mobilier modulable qui transforme le salon de jour en chambre feutrée à la nuit tombée. L’intimité prime : ici, on voyage comme dans un hôtel particulier lancé à travers la campagne italienne.

Les cabines Deluxe, elles, jouent la carte de l’ astuce : canapés convertibles, rangements pensés au millimètre et finitions soignées, dans un esprit résolument italien. Climatisation, salle de bains privée et matières nobles y sont la règle, quel que soit le niveau de cabine.

Au cœur du convoi, un wagon se métamorphose en élégant coin salon, prolongé de son propre bar — lieu idéal pour un cocktail au crépuscule, tandis que défilent vignobles, côtes et collines. L’ambiance feutrée, les fauteuils profonds et les boiseries ciselées replongent le voyageur dans l’élégance d’une autre époque, sans rien céder au confort contemporain.

Heinz Beck aux fourneaux : la gastronomie en mouvement
Voyager dans l’Italie de la dolce vita sans célébrer sa table serait un contresens. À bord, les menus sont composés par le chef Heinz Beck, triplement étoilé, dont la cuisine s’inspire des régions traversées. Chaque plat devient une étape du voyage : produits du terroir, recettes revisitées et accords mets-vins qui changent au fil des paysages — de la Toscane à la Sicile, du Piémont à la Ligurie.
Onze itinéraires, de Rome à la Sicile (et jusqu’à Istanbul)
Au départ de Rome principalement, La Dolce Vita Orient Express déroule onze itinéraires qui sillonnent huit régions italiennes, sur des formats allant d’une nuit à cinq nuits. Au programme, notamment :
- De Venise à Rome via Florence (Vénétie, Toscane, Latium).
- Les vignobles toscans (Rome – Montalcino – Rome).
- Rome, Portofino et Venise (Latium, Ligurie, Vénétie).
- De Rome à la Sicile, via Naples ou Taormine (jusqu’à Palerme).
- La route de la Truffe dans le Piémont (Rome – Nizza Monferrato).
- Le Grand Tour reliant Rome, Venise, Matera, Taormine et Palerme.
- D’Istanbul à Rome (Turquie, Bulgarie, Roumanie, Autriche, Italie).
Cet itinéraire international Istanbul-Rome est un clin d’œil assumé à la légende de l’Orient Express. Les premiers départs s’échelonnent à partir de l’été 2026, avec une montée en puissance à l’automne (juillet, septembre, octobre, novembre, décembre 2026). Les places, par nature, sont rares.
Combien ça coûte ?
Les tarifs débutent à 2 720 € pour le format le plus court (Venise-Rome, une nuit) et grimpent jusqu’à environ 16 640 € pour les grands parcours comme le Grand Tour ou l’Istanbul-Rome (cinq nuits). Un positionnement assumé d’expérience d’exception, à la hauteur d’un train-hôtel signé par une maison de légende et un chef trois étoiles.
Notre regard : le slow luxury a trouvé son train
À l’heure où le luxe se mesure de moins en moins à la vitesse et de plus en plus à l’émotion, La Dolce Vita Orient Express tombe à point nommé. Le train de prestige incarne ce « slow travel » que recherche une clientèle lassée des trajets express et des destinations saturées : prendre le temps, contempler, savourer. En conjuguant patrimoine ferroviaire, signature gastronomique trois étoiles et design d’auteur, l’adresse mobile coche toutes les cases de l’expérience d’exception.
Reste l’exclusivité, qui fera sans nul doute sa renommée : avec une poignée de cabines par départ, ce train-hôtel s’adresse aux voyageurs en quête d’un souvenir plutôt que d’un simple déplacement. Une adresse à suivre de près, qui vient enrichir notre sélection des plus belles façons de traverser l’Italie.
Y aller
- Le train-hôtel : La Dolce Vita Orient Express (Orient Express / Accor × Arsenale Group), design Dimorestudio.
- Départ : principalement Rome, vers huit régions italiennes ; itinéraire international Istanbul-Rome.
- À bord : 31 cabines et suites, restaurant du chef Heinz Beck (3 étoiles), wagon-bar et salon.
- Quand : premiers départs à partir de l’été 2026.
- Tarifs : à partir de 2 720 € (jusqu’à environ 16 640 € pour le Grand Tour / Istanbul-Rome).
- En savoir plus : La Dolce Vita Orient Express.
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