- Notre note : 9,4/10. Le meilleur point de chute pour vivre Gion de l’intérieur.
- Où : à quelques pas du sanctuaire Yasaka, en plein cœur du quartier des geishas, à 5 minutes de la station Gion-Shijo.
- Le concept : 36 chambres-tatami format appartement, avec kitchenette, pensées pour habiter le quartier plutôt que le visiter.
- Le temps fort : le salon Ochanoma et sa fresque du Gion Matsuri, point de départ de visites guidées gratuites dans les ruelles.
- L’originalité : un petit-déjeuner où l’on cuit son propre pain dans la chambre.
- Le bémol : pas de vrai restaurant sur place, dans un hôtel qui donne pourtant envie de ne plus sortir.
Dormir à Gion, le quartier des geishas de Kyoto, tient d’ordinaire du fantasme hors de prix ou du compromis exigu. Avec l’OMO5 Kyoto Gion, le groupe Hoshino Resorts, référence absolue de l’hôtellerie japonaise, propose une troisième voie : une adresse pensée comme une résidence de quartier, où l’on vit Gion comme un habitant plutôt qu’en touriste. Nous y avons séjourné, et le pari est largement tenu.
Au pied du sanctuaire Yasaka, dans le vrai Gion
L’emplacement est tout simplement imbattable. L’hôtel se trouve à quelques dizaines de mètres du sanctuaire Yasaka, sur Gion-machi, avec Kiyomizu-dera et le Chion-in accessibles à pied et la station Gion-Shijo à cinq minutes. Depuis la rue, une simple bannière noren blanche signale l’entrée ; on descend ensuite un couloir en contrebas éclairé de lanternes rouges, transition théâtrale entre l’agitation de Shijo-dori et le calme de la maison. Seule réserve pratique : cette volée de marches, peu commode avec de grosses valises ou une poussette.
Réservation
OMO5 Kyoto Gion by Hoshino Resorts
Réservez directement sur le site officiel de l'hôtel.
Le salon Ochanoma, un concentré de Gion
Le cœur de l’hôtel s’appelle l’Ochanoma Lounge, littéralement le « salon de thé ». Une immense fresque murale y raconte le Gion Matsuri, le grand festival de juillet, au-dessus d’estrades en tatami où l’on s’installe librement. Autour, des vitrines exposent l’artisanat du quartier : sandales geta tressées, peignes en buis, kanzashi (ces ornements de coiffure des maiko), et une sélection de thés et de condiments locaux à acheter. Une grande carte illustrée du voisinage, truffée de QR codes, recense les adresses favorites de l’équipe : c’est le concept « Go-KINJO » de la marque OMO, où l’hôtel se fait guide de son propre quartier.
Des chambres-tatami format appartement
C’est la vraie surprise du lieu. Les 36 chambres, qui accueillent d’une à six personnes, tiennent davantage du petit appartement japonais que de la chambre d’hôtel : couchages futon sur estrade tatami, alcôves éclairées de lanternes en papier, banquette-séjour, et surtout une kitchenette équipée avec évier, micro-ondes et vaisselle. Pour Kyoto, où les chambres se comptent souvent en mètres carrés parcimonieux, ce sens de l’espace change tout, en particulier pour les familles ; certaines chambres acceptent même les chiens.
◆ En images · La chambre, le salon et la cuisine
◂ Faites défiler · touchez une photo pour l’agrandir ▸
La salle de bain joue la même partition généreuse. Double vasque, baignoire séparée, douche attenante et gamme d’accueil signée OMO : un niveau d’équipement rare dans cette gamme de prix à Kyoto, où la salle d’eau est souvent réduite à sa plus simple expression. Fidèle à l’usage japonais, la douche se prend à même la pièce d’eau, à côté de la baignoire, dans un espace ouvert pensé pour se laver avant de se glisser dans le bain.
Le petit-déjeuner le plus inattendu de Kyoto
Ici, ni salle de restaurant ni buffet : le petit-déjeuner reste fidèle à l’esprit « comme à la maison », et l’OMO5 en propose trois formules. La plus emblématique laisse cuire son propre pain dans une petite machine posée dans la chambre, mode d’emploi illustré à l’appui, accompagné de soupe, de yaourt et d’un café. Les amateurs de salé préfèrent les onigiri au dashi et leur bol de tonjiru fumant, servis en chambre ou à WA・KKA, l’espace confidentiel du sous-sol. Et pour un vrai matin japonais, l’hôtel fait appel à IZUSEN, maison kyotoïte de cuisine végétarienne shojin vieille de cent cinquante ans, dont le plateau laqué est déposé devant la porte. Trois façons de commencer la journée sans jamais quitter l’atmosphère de résidence du lieu.


Vivre Gion comme un habitant
C’est la promesse de la marque OMO, et elle est tenue avec un vrai savoir-faire. Chaque matin, l’équipe emmène gratuitement les hôtes dans les ruelles pour une visite guidée du quartier, et le soir, des rendez-vous consacrés à la culture des geishas, comme la cérémonie du thé du soir de Gion, prolongent l’immersion. Le personnel, dont la maison mère exploite aussi les mythiques Hoshinoya, est d’une prévenance remarquable. On ressort de trois jours ici avec le sentiment troublant d’avoir été, un court instant, un voisin du quartier des geishas plutôt qu’un visiteur.
L’OMO5 Kyoto Gion by Hoshino Resorts, au pied du sanctuaire Yasaka, au cœur du quartier des geishas. Réservez votre séjour sur le site officiel de l’hôtel.
Planifier votre séjour →Notre verdict : 9,4/10
Un emplacement introuvable ailleurs, des chambres-tatami d’une générosité rare à Kyoto, un salon Ochanoma qui donne les clés du quartier et un service à la hauteur de la réputation de Hoshino Resorts : l’OMO5 Kyoto Gion transforme le séjour à Gion en expérience d’habitant, et nous lui attribuons 9,4/10. Les points retenus tiennent à l’absence de vrai restaurant sur place et à un petit-déjeuner original mais clivant. Pour découvrir le Kyoto des ruelles, des artisans et des maiko, nous n’avons tout simplement pas trouvé mieux placé.
Et vous, quelle note donnez-vous ?
Notez cet hôtel sur les mêmes critères que la rédaction. Une seule note par lecteur · aucune donnée personnelle conservée.

























