Depuis le 10 juin 2026, l’équipe de France a pris ses quartiers aux États-Unis pour la Coupe du monde. Et comme souvent, le choix du camp de base en dit long sur les ambitions : pour ce Mondial nord-américain, les Bleus ont jeté leur dévolu sur l’un des plus beaux palaces de Boston, le Four Seasons, intégralement privatisé pour la durée de la compétition. Visite guidée du quartier général des Bleus.
Un cinq étoiles privatisé face au Public Garden
Discret derrière sa façade de briques, le Four Seasons de Boston se dresse sur Boylston Street, juste en face des allées verdoyantes du Public Garden et à une dizaine de minutes de l’aéroport. Sur les neuf étages que compte l’établissement, les huit premiers ont été entièrement réservés à la délégation française, seul le dernier restant ouvert à la clientèle. Au total, 70 chambres de 28 à 158 m² ont été bloquées, toutes dotées de salons privatifs, dans un décor d’élégance feutrée (bois, tons beige et gris, moquettes épaisses) ouvert sur le parc ou sur la skyline de Back Bay.


Un étage entier dédié à la récupération
C’est sans doute le détail qui change tout pour des sportifs de haut niveau. Le huitième étage a été pensé comme un véritable centre de performance : on y trouve une piscine privée, des bains froids et des cabines de cryothérapie. De quoi enchaîner les matchs et les séances de récupération sans jamais quitter l’hôtel, avec le confort d’un palace mis au service du rendement athlétique.

Une table pour cent couverts et deux chefs aux fourneaux
Au premier étage, une vaste pièce commune réunit le groupe autour d’une table pouvant accueillir jusqu’à cent personnes. En cuisine, le chef de l’hôtel Patrice Martineau travaille main dans la main avec Xavier Rousseau, le chef de l’équipe de France, autour d’une carte taillée pour la performance : pâtes, riz, produits de la mer et produits fermiers de saison. Seul l’Aujourd’hui Bar, le bar de la maison ouvert au public, échappe à la délégation : la loi du Massachusetts interdisant l’alcool avant 21 ans, le jeune Warren Zaïre-Emery n’y est pas admis.
Côté restauration, la maison vit une transition : le Bristol, longtemps « le salon de Boston » avec ses tables tournées vers le Public Garden, doit renaître sous une nouvelle enseigne. Pour le Mondial, l’essentiel se joue de toute façon en coulisses, autour de la salle privée et de la brigade de la délégation.


Les entraînements sur le campus de Bentley
Pour la partie sportive, le staff a retenu le campus de l’université Bentley, à quelques kilomètres, équipé pour vingt-quatre disciplines, de la patinoire aux terrains de baseball, de football américain et de soccer. L’ensemble, QG hôtelier et base d’entraînement, dessine une bulle entièrement vouée à la concentration, sous haute sécurité : contrôles systématiques à l’entrée et circulation interne restreinte.

Notre regard : quand les sélections s’offrent des palaces
Le choix du Four Seasons confirme une tendance de fond. Pour les grandes nations, le camp de base n’est plus un simple hôtel mais un outil de performance, où le standing cinq étoiles épouse la science de la récupération. Privatiser un palace entier, c’est aussi s’offrir une bulle de sérénité, loin de la pression et des sollicitations. Reste à voir si le cadre portera chance aux hommes de Didier Deschamps. Pour suivre l’actualité de la maison, rendez-vous du côté de Four Seasons.

Un quartier général à la hauteur des ambitions, donc. Le reste se jouera sur la pelouse.






