◆ Rénovation 2026 · SoHo · New York
Près de trois décennies après son inauguration, The Mercer Hotel signe une rénovation discrète mais complète de ses 73 chambres et suites. Achevée ce printemps 2026, la transformation prolonge la vision résidentielle imaginée en 1997 par le designer français Christian Liaigre, dans un parti pris de continuité plutôt que de réinvention.

L’établissement, installé dans un immeuble Romanesque Revival de 1890 à l’angle de Mercer Street et de Prince Street, demeure l’une des adresses les plus discrètes du downtown new-yorkais. Sous la direction de ses propriétaires Ira Drukier et Richard Born (BD Hotels), la rénovation a privilégié une lecture mesurée des intérieurs originels : on conserve l’esprit du lieu, on en renforce la chaleur.
◆ Intérieurs
Des intérieurs plus profonds, plus tactiles
Dans les chambres comme dans les suites, les moquettes ont laissé place à des parquets en bois ; les rideaux en lin adoucissent désormais la lumière naturelle, et la palette chromatique se densifie. Verts doux, nuances de bordeaux et touches de cuir réchauffent l’ensemble. Le mobilier, redessiné dans des lignes plus souples, accentue cette impression d’habiter un appartement privé au cœur de SoHo plutôt que de séjourner dans un hôtel.
« On conserve l’esprit du lieu, on en renforce la chaleur. »


◆ Long séjour
Des suites repensées pour les séjours longs
Plusieurs suites ont été reconfigurées en logements de deux ou trois chambres, pensés pour les familles ou les voyageurs souhaitant s’installer dans la durée. La circulation a été simplifiée et les volumes mieux articulés, dans une logique d’appartement privé plus que de chambre d’hôtel.

Les salles de bains, entièrement redessinées, se parent de marbre Vermont Danby et accueillent de nouvelles douches vitrées ainsi que des meubles sur mesure. Un niveau de finition cohérent avec la réputation d’un établissement qui sert aussi de point d’ancrage gastronomique avec Sartiano’s, la table italienne du chef Alfred Portale.
◆ Continuité
Une évolution, pas une rupture
Dans un quartier en mouvement constant, The Mercer assume sa singularité : rester une adresse de référence, fidèle à ce qui a fait sa réputation depuis 1997. Cette rénovation marque moins un nouveau chapitre qu’un raffinement de l’identité d’origine, celle d’un refuge résidentiel discret, taillé pour les habitués du downtown new-yorkais.





